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Les
espaces boisés que sont les forêts, les peupleraies,
les bos- quets et les arbres épars occupent 29,6
% du territoire. La forêt proprement dite représente
93 % de ces espaces. Jusqu'à la fin du XVIIIème
siècle, le défrichement agricole et les besoins
énergé- tiques, liés à la croissance démo- graphique,
ont provoqué la ré- duction du manteau boisé. Il
faut attendre la deuxième moitié du XIXème siècle
pour assister aux boisements de zones humides que
sont le massif landais et la Sologne, puis à la
restauration des terrains en montagne dont le but
était de lutter contre l'éro- sion et les inondations
des val- lées. L'exode rural, les deux guerres du
XXème siècle et l'intensification des pratiques
agricoles ont entraîné un déve- loppement des espaces
boisés. Grâce aux efforts des proprié- taires et
de l'administration fo- restière, ils sont passés
de 11 mil- lions d'hectares en 1950 à 16 aujourd'hui.
Ces espaces sont peu développés dans le nord et
l'ouest du pays. Ils occupent par contre une place
importante dans le sud-ouest et les massifs montagneux.
Ils dépassent 50 % dans 8 dépar- tements : Landes
(65 %), Vosges, Gironde et Jura où la production
de bois est importante et Var, Alpes-Maritimes,
Ardèche et Drôme où ils ont un rôle de protection.
Les tempêtes de décembre 1999, si elles ont provoqué
des dommages aux peuplements forestiers, n'ont pas
changé la nature boisée des terrains.
Propriété
privée, les trois quarts des surfaces forestières
Les trois quarts des forêts, soit près de 10,6 millions
d'hecta- res sont des propriétés privées. Pour le
reste, 2,4 millions d'hectares (16 %) sont pro-
priété des collectivités locales et 1,7 millions
d'hectares (11 %) propriété de l'État. Les forêts
de l'État sont majori- tairement composées des anciens
domaines royaux et ecclésiastiques. Les forêts com-
munales sont, pour des raisons historiques cantonnées
princi- palement dans des régions de montagne et
dans l'Est du pays.
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