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Situées
tout en amont de la filière, les exploitations
forestières françaises sont de très
petites unités : la moitié d'entre-elles
n'ont pas de salarié et 93 % en comptent
moins de six. Ces toutes petites entreprises réalisent
cependant 50 % du chiffre d'affaires de la profession
et 60 % de sa valeur ajoutée. La quarantaine
de firmes de 20 salariés et plus génèrent
le quart de la valeur ajoutée totale
de l'activité. Elles emploient en moyenne
50 salariés. D'une manière générale,
une exploitation forestière sur deux réalise
moins
de 61 milliers d'euros de chiffre d'affaires annuel
(1999). Une sur quatre seulement dépasse
les 142 milliers d'euros dans l'année.
La
prestation de services qui constitue la raison d'être
des petites exploitations forestières voit
son importance s'atténuer au fur et à
mesure que la taille de l'unité s'élève.
Atteignant 60 % du chiffre d'affaires lorsque l'entreprise
n'a pas de salarié, elle ne dépasse
pas les 37 % dans les unités employant de
1 à 5 salariés et avoisinent 20 %
pour celles ayant entre 10 et 19 salariés.
L'Aquitaine
qui possède le premier domaine forestier
des régions françaises concentre 18
% des capacités productives. Plus généralement,
la moitié de la valeur ajoutée de
l'activité se localise dans cinq régions
: l'Aquitaine déjà citée, la
Lorraine, la Franche-Comté, Rhône-Alpes
et Champagne-Ardenne. Chacune de ces quatre dernières
régions sont à l'origine de 7 à
8 % de la valeur ajoutée totale. Midi-Pyrénées
et Bourgogne contribuent, pour leur part à
5 % chacune de cette valeur ajoutée.
En 2000,
les tempêtes du mois de décembre 1999
ont fortement influé sur l'activité
des exploitations forestières. Dans les plus
grandes unités en particulier, le chiffre
d'affaires et
la valeur ajoutée croissent en 2000. Les
investissements se sont accrus. Les ventes à
l'étranger s'amplifient, avoisinant 25 %
du chiffre d'affaires.
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